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Créé en 2013, le réseau Com’on rassemble aujourd’hui plus de 600 personnes exerçant des fonctions de communication au CNRS. Entretien avec Stéphanie Younès et Yves Doazan, membres du comité de pilotage de Com’on.

 

Qui sont les membres de votre réseau et quels sont leurs métiers ?

Le réseau Com’on accueille toute personne en charge de la communication dans un laboratoire, une délégation régionale, un institut ou à la direction de la communication du CNRS. Cela signifie que le réseau a pour membres des personnes dont c’est le métier, et des correspondants communication dans les laboratoires, dont pour certains ce n’est pas le métier. C’est là la principale originalité de ce réseau. Une seconde réside dans le fait que l’on peut être membre du réseau Com’on sans être personnel CNRS, dès lors que l’on exerce son activité en unité mixte dans un laboratoire.

Pour celles et ceux dont c’est le métier, les trois quarts appartiennent à la famille professionnelle « Médiation scientifique, culture et communication »[1] (assistant et assistante de communication, chargé et chargée de communication et responsable de communication) de la branche d’activité professionnelle « Culture, communication, production et diffusion des savoirs » (BAP F). 15 % se répartissent entre les autres métiers de la même BAP. Il s’agit d’une famille professionnelle bien identifiée et qui est de plus en plus formée : en 2013, 70 % ont un niveau Bac+3 minimum et 40 % un niveau Bac+5 (master métiers de la communication). Les récents recrutements accroissent cette tendance. Ce n’était pas le cas en 2003 où, si 36 % avaient un niveau Bac+5, le diplôme ne correspondait pas à des études en communication. Au début des années 2000, la communication au CNRS était souvent prise en charge par des personnes auto-formées, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

 

Quelle est l’histoire de votre réseau ?

Le réseau Com’on est un réseau du CNRS né en 2013, au cours d’un regroupement national des chargées/chargés/responsables de communication dans le Sud de la France. Il s’est construit sur un double constat : l’isolement de nombre des acteurs de la communication, notamment en laboratoire, et l’absence d’une vision globale des acteurs de la communication au CNRS. L’institution avait voulu développer la mission de correspondantes et correspondants dans chaque laboratoire mais ne possédait que peu d’information sur ce réseau potentiel.

C’est ainsi que l’enquête sur les métiers de la communication au sein de l’InSHS, une initiative née d’un chargé de communication en laboratoire par ailleurs sociologue, et de la responsable communication de l’institut, dans le but d’identifier et de connaître les acteurs et actrices de la communication, a été étendue à l’ensemble du CNRS et est devenue le premier chantier du réseau Com’on. Et son acte fondateur !

L’objectif du réseau Com’on n’est pas de faire des correspondantes et correspondants en laboratoires des professionnels de la communication – lorsqu’ils ne le sont pas – mais de créer des liens entre tous les acteurs et actrices de la communication. C’est dans cet esprit que la direction de la communication et le réseau Com’on ont organisé la 1re convention des acteurs et actrices de la communication en octobre 2016, à Marseille, qui a réuni 300 personnes pendant deux jours.

Depuis, le réseau en lien avec la Dircom du CNRS a organisé deux actions nationales de formation et l’idée d’une nouvelle convention est à l’étude pour 2020.

 

Quel est le fonctionnement du réseau ?

Tout d’abord, en termes de philosophie, ce réseau repose sur le volontariat et l’envie de partager des savoir-faire en matière de communication, sur l’entraide, afin de guider les membres qui font leur entrée dans un des métiers de ce secteur. Cela se concrétise par des conventions, des formations, un forum sur un espace collaboratif.

Ce réseau compte plus de 600 membres. Il est coordonné par un comité de pilotage élu, composé de neuf membres dont la directrice de la communication du CNRS, sa suppléante, deux responsables communication des instituts, deux des délégations régionales, quatre des laboratoires (deux chargés de communication, deux correspondants).

À l’écoute de ses membres et des besoins des laboratoires, le comité de pilotage impulse des chantiers autour d’actions de communication et d’outils nationaux à mettre en place. Chaque membre est libre de proposer un sujet de réflexion et de le mener au sein d’un groupe de travail. Récemment, des actions nationales de formation (ANF) sur des problématiques autour des réseaux sociaux ou de la stratégie de communication ont pu être proposées aux adhérents de Com’On.

 

Comment vous rejoindre ?

Rien de plus simple ! Pour intégrer Com’On, dont l’adhésion est gratuite, il faut en faire la demande par mail à com-on@services.cnrs.fr et l’accès à l’espace collaboratif est ainsi ouvert. Avoir l’envie de partager son expérience, ses interrogations de communicant et communicante ou de s’acculturer aux bonnes pratiques est la meilleure des motivations.

 

En savoir plus :

La MITI et les réseaux métiers au CNRS

 

Crédits image : @ Yves Doazan

[1] Les chiffres cités ici proviennent de l’enquête communication réalisée par le réseau Com’on, à consulter à l’adresse https://drh.cnrs.fr/ressources