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Le CNRS, fort de son activité dans l’ensemble des champs de la connaissance, déploie une politique d’actions interdisciplinaires de recherche. L’objectif est de parvenir à investiguer de nouvelles thématiques ne pouvant être traitées sans la mise en commun des compétences issues de différentes disciplines. La création de la Mission pour l’Interdisciplinarité en 2010 constitue à ce titre une illustration de l’intérêt particulier de l’établissement pour ces questions.

Or, la dimension interdisciplinaire du CNRS s’exprime au travers de l’activité de ses chercheurs mais également de ses ingénieurs et techniciens (IT). Et d’un point de vue de la politique des ressources humaines, se pose naturellement la question de sa traduction dans la gestion des personnels et de leur carrière.

Cette étude a donc pour objet de définir la notion d’interdisciplinarité des IT – l’étude relative à l’interdisciplinarité des chercheurs ayant été réalisée en 2014 – d’identifier les métiers majoritairement concernés et de cerner les situations d’emploi générées par cette interdisciplinarité notamment en termes de recrutement et de progression de carrière.

L’analyse de nombreux documents sources et la réalisation d’une enquête terrain auprès de Directeurs Adjoints Scientifiques (DAS), Directeurs d’unité (DU), équipes de la DRH, jurys de concours externes, ingénieurs et techniciens interdisciplinaires, responsables de réseaux métiers et membres des instances d’évaluation a permis de discerner les Branches d’Activité Professionnelles (BAP) ainsi que les corps essentiellement concernés par l’interdisciplinarité.

Celle‐ci s’avère, de fait, relever majoritairement des corps de catégorie A et impacter, par ailleurs, l’ensemble des BAP avec une prédominance néanmoins des interfaces entre les “Sciences chimiques et sciences des matériaux” et les “Sciences de l’ingénieur et instrumentation scientifique” (BAP B / BAP C), les “Sciences Humaines et Sociales” et “l’Informatique, Statistiques et Calcul scientifique” (BAP D /BAP E), et enfin les “Sciences de l’ingénieur et instrumentation scientifique” et “l’Informatique, Statistiques et Calcul scientifique” (BAP C / BAP E).

L’interdisciplinarité des IT est identifiée comme étant un élément moteur et destinée à être davantage développée dans les années à venir. Celle‐ci comporte, en effet, un potentiel d’innovation puissant dans sa capacité à puiser dans un domaine les moyens de lever les verrous technologiques rencontrés dans une autre discipline.

Pour leur part, les agents trouvent dans la pratique de l’interdisciplinarité un véritable intérêt car elle leur permet d’exercer des activités variées et d’élargir le panel de leurs compétences, d’établir un dialogue entre des disciplines qui ne se côtoient pas naturellement, de créer un lien entre des équipes du fait d’un langage commun, de défricher des terres inconnues et d’établir des collaborations extrêmement enrichissantes avec des experts d’autres domaines qu’ils n’auraient pas rencontrés en étant restés centrés sur leur BAP initiale.

La tendance est aujourd’hui au travail collaboratif et à la multi‐compétence. Le CNRS sera amené à miser sur la capacité de ces profils à établir des ponts entre les disciplines.

Consulter l’étude sur l’interdisciplinarité des ingénieur.e.s et technicien.ne.s au CNRS (format PDF)

Retrouver d’autres études de l’Observatoire des Métiers et de l’Emploi Scientifique (OMES) de la DRH sur le site www.dgdr.cnrs.fr/drh/omes/etudes.htm