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Dans le cadre de la campagne de recrutement de chercheur.e.s en situation de handicap qui ouvrira le 2 février, le blog RH publie une série d’articles qui présente les aides mises en place, les initiatives locales, les formations, pour une meilleure insertion et pour le maintien à l’emploi des personnels en situation de handicap.

Le soutien du Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP) offre à la Mission insertion handicap (MIH), la possibilité d’accompagner les laboratoires et les personnels en situation de handicap dans leurs emplois, qu’il s’agisse de l’adaptation des postes de travail, de l’amélioration des conditions de vie, de la formation ou de l’exercice de leurs activités professionnelles.

Les aides techniques et humaines

Les aides techniques et humaines représentent 94,63 % des dépenses engagées. Elles couvrent la majorité des préconisations médicales. En 2016, 248 agents sollicitent une aide, dont plus de la moitié sont des « primo-arrivants » dans le dispositif.

Les aménagements de poste de travail

Au 31 décembre 2016, 217 aides ont été versées à 107 agents dont 33 exercent leurs activités en télétravail. Les aides se traduisent par des sièges ergonomiques, des équipements informatiques et des équipements adaptés aux situations (bureau réglable en hauteur, repose-pieds, connectique dans le cadre du télétravail).

L’accessibilité aux postes de travail

L’autonomie est une composante essentielle de l’insertion professionnelle des personnels en situation de handicap. Dans ce cadre, des travaux sont réalisés sur les fonds propres de l’établissement par le service de la politique immobilière (direction de la stratégie financière, de l’immobilier et de la modernisation) sur les bâtiments relevant du Code du travail dont le CNRS est propriétaire, en vue de les mettre en conformité.

Les aides versées afin d’améliorer les conditions de vie

Au 31 décembre 2016, 77 agents ont bénéficié d’une aide qui peut prendre la forme d’un service de transport entre le domicile et le lieu de travail, d’achat de fauteuils roulants, d’appareillages auditifs… Une concentration de la prestation « transport domicile-travail » se constate en région parisienne où les distances sont plus longues et les conditions de transport plus fatigantes.

L’accompagnement des activités professionnelles

Cette action concerne principalement des agents souffrant de déficiences motrices lourdes, avec souvent des situations de polyhandicap. Il s’agit pour une part de personnels scientifiques ayant un besoin important d’accompagnement pour la continuité de leurs activités de recherche et leur maintien dans l’emploi. 28 agents sont actuellement concernés et un grand nombre sont des chercheurs. Le FIPHFP participe aux 2/3 de la dépense (hors frais de déplacement, de restauration et d’hébergement des auxiliaires), le tiers restant à la charge du CNRS.

Elle se traduit le plus souvent par une assistance continue « multi-services » pendant la durée de la mission, à la fois pour les actes de la vie quotidienne, le voyage lui-même souvent hors de France (voire hors de l’Union Européenne) et l’activité professionnelle. Les aides accordées sont récurrentes d’une année sur l’autre, appropriées aux situations d’emploi et de handicap de chacun, mises en place en lien avec des prestataires externes liés par conventions avec le CNRS. Elles visent à favoriser le lien avec la communauté scientifique et à permettre l’exercice du métier de chercheur ou d’ingénieur. Dans ce cas-là, l’accompagnement nécessaire par la tierce-personne peut se cumuler avec des frais de transport (avion, hôtel, restauration), d’assistance professionnelle et d’assistance dans les actes de la vie quotidienne (se déplacer, aller à l’hôtel, sortir de l’aéroport, s’occuper des repas, de l’habillage, de la toilette, des soins, etc).

Lire également :

Le FIPHFP renouvelle son soutien au CNRS pour sa politique en faveur du handicap

Le recrutement, le plan d’action national 2016-2019… sur http://handicap.cnrs.fr/