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Le 27 mars 2018, le CNRS a participé à la Journée nationale sur le doctorat, organisée par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Une journée pour échanger sur les bonnes pratiques de la formation doctorale et envisager une meilleure valorisation du diplôme.

 “Il est fini le temps où un doctorat était juste un ticket d’entrée pour une carrière académique. Le doctorat a évolué pour devenir une qualification de haut niveau, qui forme les docteurs à devenir preneurs de risques intellectuels, à être créatifs, critiques et autonomes, à repousser les limites de la connaissance et de l’innovation, et ceci quelle que soit leur destination professionnelle.” C’est ainsi qu’Alain Beretz, Directeur général de la recherche et de l’innovation, ouvre la journée, en rappelant que le doctorat est un diplôme adapté aux logiques d’innovation et de rupture.

 

La valorisation du doctorat en dehors de l’enseignement supérieur et de la recherche

L’inscription du doctorat au registre national des certifications professionnelles (RNCP) constitue une première mesure pour valoriser toutes les facettes de ce diplôme dans le monde de l’entreprise. Avant l’été 2018, 22 fiches RNCP seront créées pour le doctorat, afin de répertorier les missions, les activités et les compétences des doctorants.

Parallèlement, l’Etat a mis en place des dispositions de reconnaissance du doctorat dans le cadre de l’organisation des concours d’accès à la fonction publique, hors recherche. La période de préparation du doctorat est dorénavant assimilée à un service effectif ou à une période d’activité professionnelle. Les années de préparation au doctorat peuvent ainsi être prises en compte lors du reclassement des docteurs dans les corps et cadres d’emplois.

À noter qu’en 5 ans, la proportion de docteurs sans emploi après l’obtention du diplôme est passée de 20 % à 9 % (chiffres relevés pour la période de 2011 à 2015). Les opportunités d’emplois non-académiques sont plus nombreuses même s’il subsiste de fortes disparités entre les disciplines.

 

Les bonnes pratiques en matière de formation doctorale

L’intégrité scientifique

La formation à l’intégrité scientifique constitue un enjeu majeur pour la recherche. Il s’agit de sensibiliser les doctorants aux enjeux liés à l’intégrité scientifique et de les initier à la conduite d’une recherche irréprochable.

Les écoles doctorales doivent veiller à ce que chaque doctorant reçoive une formation à l’éthique et à l’intégrité scientifique. Depuis 2015, les établissements de recherche sont également invités à adopter les principes  de la « Charte nationale de déontologie des métiers de la recherche ».

A titre d’exemple, le Collège des écoles doctorales de l’Université de Bordeaux a mis en place une démarche de formation à l’intégrité scientifique.

L’open data

Un autre chantier de développement doit conduire à l’ouverture des données scientifiques de la recherche. Cela représente une activité à part entière du processus scientifique à laquelle il faut préparer les futurs doctorants dans le cadre de leur formation.

La lutte contre le harcèlement sexuel

La prévention et la lutte contre le harcèlement sexuel sont également des thèmes à traiter par les établissements. L’Université de Lille, par exemple, dispose d’une cellule de veille et de lutte contre les violences sexistes. L’Université Sorbonne Paris Cité a mis en place, en 2016, un dispositif de prise en charge et d’accompagnement des personnes en situation de harcèlement sexuel.

L’accompagnement des doctorants étrangers

Il est nécessaire de mieux accueillir et accompagner les doctorants étrangers en adaptant leurs modalités de recrutement, d’accueil et de formation dans le cadre de la formation doctorale. L’Université Fédérale Toulouse Midi-Pyrénées et Campus France ont présenté leurs actions : formations en anglais, parcours d’intégration ou offre de tutorat.

 

La journée a été clôturée par Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Elle a rappelé combien le doctorat, diplôme le plus élevé dans les standards internationaux, mérite que l’on favorise la reconnaissance mutuelle du diplôme et que l’on facilite l’insertion des docteurs sur le marché de l’emploi. Frédérique Vidal a cité en exemple les dernières mesures prises pour la reconnaissance et la valorisation du Doctorat (discours intégral).

« Le doctorat c’est une dynamique tournée vers l’avenir. Les années de doctorat ne sont pas une parenthèse scientifique, dont il ne resterait rien en dehors des travaux produits : bien au contraire, c’est une véritable expérience professionnelle. »

 

En savoir plus :

Consulter les documents et présentations de la journée nationale sur le doctorat.

 

Crédits image : © Céline ANAYA-GAUTIER/CNRS Photothèque

 

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