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Laurence Ferlazzo est ingénieure de recherche en sciences des matériaux et élaboration, au Centre de Nanosciences et de Nanotechnologies (C2N) situé à Marcoussis et prochainement sur le plateau de Saclay. Diplômée d’un doctorat en sciences des matériaux, c’est en tant que lauréate d’un concours externe de niveau ingénieur de recherche qu’elle rejoint le CNRS. Aujourd’hui responsable du Pôle gravure au C2N, elle revient sur son parcours.

Premiers pas au CNRS

Après un magistère de physique et un doctorat en sciences des matériaux au LETI à Grenoble, suivi de quelques expériences professionnelles, j’ai rejoint le CNRS après avoir réussi un concours externe d’ingénieur de recherche. Même si le poste n’était pas directement lié au sujet de ma thèse, mon profil a retenu l’attention du jury de recrutement.

Un quotidien aux missions variées

Je suis aujourd’hui responsable du Pôle gravure dans une des grandes centrales de technologie du CNRS, au sein du laboratoire C2N.

Je coordonne le travail de plusieurs responsables d’équipement dont certains sont sous ma responsabilité directe. Je développe également des procédés pour la fabrication de dispositifs ou d’objets d’étude fondamentale dans le domaine des nanosciences et je travaille dans un environnement à empoussièrement contrôlé appelé « salle blanche ». Par ailleurs, je suis experte dans une étape de fabrication, la gravure sèche qui sollicite, outre mes connaissances initiales en sciences des matériaux, une compétence acquise en physique des plasmas.

Pour la fabrication complète d’un dispositif, je travaille en équipe avec les chercheurs, techniciens, ingénieurs et doctorants qui collaborent tous autour du même projet. J’échange également avec d’autres experts dans le cadre du réseau national des grandes centrales de technologie et de réseaux européens. Je peux être amenée à transmettre mon savoir lors de formations continues ou d’enseignements.

Des challenges permanents

Mon laboratoire a fusionné une première fois avec un laboratoire du CNET (recherche fondamentale de France Telecom) pour former une structure d’une centaine de personnes, puis une seconde fois avec une autre grande centrale de technologie pour constituer une unité de 400 personnes environ. Chaque fusion m’a permis de faire évoluer mes missions et de changer d’environnement de travail.

Ce que j’aime dans ce métier c’est l’évolution continue des technologies avec des challenges permanents à relever. Le travail n’est pas monotone. Mes interlocuteurs sont très variés que ce soit en interne ou en externe. J’échange avec des partenaires industriels, je collabore avec d’autres laboratoires de recherche aux thématiques variées telles que la biologie, l’espace ou même la préservation des œuvres d’art.

Ce que j’apprécie aussi, c’est la possibilité de mener une carrière avec différents niveaux de responsabilités (de projets, d’équipe, de service) tout en préservant ma vie familiale.

Quelques conseils aux futurs candidats

Postulez aux concours qui correspondent bien à votre niveau de diplôme ! Une fois lauréat, le CNRS offre la possibilité d’évoluer vers d’autres métiers et/ou de diversifier ses activités.

 

Les inscriptions aux concours externes des ingénieurs et techniciens sont ouvertes jusqu’au 3 juillet 2018. Consulter les offres.

 

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