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Cet article présente 3 portraits d’hommes et de femmes aux métiers pas vraiment communs. (Publiés en 2014 dans le Journal du CNRS)

 

Florence, souffleuse de verre au Laboratoire Kastler-Brossel :

 « Je fais partie des trente souffleurs de verre qui se consacrent à la recherche scientifique en France, et je suis la seule dans mon domaine », explique la jeune femme. Sa mission est de concevoir, façonner et souffler avec une grande précision des pièces de verre pour des expériences de physique quantique. « Le verre est un matériau fabuleux : inerte, transparent et isolant. Mais il est aussi capricieux quand on le transforme, s’amuse Florence. Au moindre défaut de réalisation, il peut se fêler. » 

L’emploi de Florence, Technicienne souffleur de verre, fait partie de la BAB C – Sciences de l’ingénieur et instrumentation scientifique et exige un diplôme de niveau Bac.

Lire le portrait « Un jour avec Florence Thibout, souffleuse de verre ».

Thierry travaille comme chaudronnier à l’atelier de chaudronnerie de l’Institut de physique nucléaire de Lyon (IPNL)

Ce métier, accessible avec un Bac, se situe également dans la BAP C. Il exige de la rigueur. « De la précision de nos soudures dépendra celle des données expérimentales recueillies par les physiciens. En tant que dernier maillon de la chaîne de fabrication, nous n’avons donc pas le droit à l’erreur », conclut-il.

Le chaudronnier a parfois l’occasion de mettre en pratique un aspect peu connu de son métier : « En 2008, Georges Verdier et moi avons passé quatre jours dans les sous-sols du Cern pour réaliser un sas destiné à sécuriser l’accès à l’expérience du détecteur de particules CMS », se souvient l’artisan.

Découvrir son portrait intégral.

 

Erwan est plongeur sous-marin

Il est assistant ingénieur co-responsable du service Moyens à la mer et du service Plongée scientifique de l’Institut universitaire européen de la mer. Sa mission principale est d’assister les chercheurs pour effectuer des prélèvements et autres expérimentations sous-marines. Du prélèvement de sédiments pour une étude sur le climat à la recherche d’anciens littoraux immergés en passant par une étude de la respiration des moules, les domaines de recherche sont variés. Les conditions pour effectuer des prélèvements pour les chercheurs le sont également :

« Une plongée peut durer quelques minutes s’il s’agit de récupérer un échantillon, ou bien une heure s’il faut installer un véritable laboratoire sous-marin fait de sondes et de capteurs », précise Erwan. Il collabore aussi avec l’émission Thalassa, la chaîne France 3, l’agence photo Gamma ainsi que de nombreux magazines comme Terre sauvage ou Plongée. « J’aime faire partager au grand public cet univers extraordinaire où l’on peut subitement se retrouver à moins de 3 mètres d’un requin-baleine. »

Découvrir son portrait intégral.

 

Ces portraits témoignent de la richesse et de la diversité des métiers exercés par les ingénieurs et techniciens du CNRS qui ont tous en commun la passion pour leur métier et l’envie de mettre leur savoir-faire au service de la recherche.

Rejoignez-les : Le 6 juin prochain ouverture de la campagne des concours externes des IT avec de nombreux  postes à pourvoir.

 

Crédits image : @ F. PLAS/CNRS PHOTOTHEQUE