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Depuis le 1er janvier 2018, Florence Bouyer est nommée référente nationale télétravail. Son rôle est de coordonner la mise en place du télétravail au CNRS. Après plus de quinze ans à l’Observatoire des métiers et de l’emploi scientifique de la DRH, Florence Bouyer a acquis une connaissance fine des différents types de métiers et de statuts existants au sein du CNRS, tout comme des conditions d’exercice spécifiques du travail dans la recherche publique. Elle nous donne sa vision de sa nouvelle mission.

Comment envisagez-vous ce rôle de référente télétravail ?

Le télétravail est un sujet qui suscite beaucoup de questions de différentes natures : organisationnelles, managériales, financières, informatiques, juridiques, etc. C’est pourquoi parmi les conditions de réussite de sa mise en œuvre il est recommandé la nomination d’un référent.

Les aspects de formation des encadrants et des agents, d’évolution potentielle de l’organisation du travail, de recensement des équipements informatiques, d’identification de « tiers lieux », sont autant d’aspects qu’il conviendra d’accompagner au mieux. Bien sûr, le dialogue social qui permettra d’aboutir à la circulaire d’application sera porté par le Président – Directeur général et le Directeur des ressources humaines comme il se doit en Comité technique (CT) et en Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT).

Quelle démarche allez-vous suivre ?

Nous souhaitons lancer entre février et mars une enquête d’une part auprès de l’ensemble des agents permanents et contractuels rémunérés par le CNRS, et d’autre part auprès des encadrants qui devront à terme évaluer les demandes de télétravail des agents sur des critères objectifs.

Dans la mesure où le télétravail est un droit, il s’applique à tous. Néanmoins, quand bien même nous pratiquons de longue date dans notre établissement des organisations du travail telles que le nomadisme, le travail en réseau ou le travail en site distant, le télétravail recouvre des aspects inédits.

Quelles sont les attentes de ces enquêtes ?

Il nous faut tout d’abord estimer globalement l’équipement informatique dont sont dotés les agents qui souhaiteraient faire une demande de télétravail. Les enquêtes permettront dans ce sens d’identifier la proportion de personnels qui ne sont pas encore équipés d’ordinateurs portables, afin que des solutions puissent être trouvées en anticipant le volume financier que cela représentera.

Ces enquêtes permettront également d’identifier les craintes qui pourraient exister de part et d’autre pour mieux les transformer en levier d’attractivité pour l’établissement et d’équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle pour les agents.

Bien entendu, les témoignages des délégations régionales seront tout aussi précieux pour capter les attentes des agents et des encadrants de leur circonscription ainsi que pour leurs analyses des impacts locaux du sujet.

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