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Septembre marque la mise en œuvre de réformes salariales applicables notamment aux fonctionnaires des établissements publics scientifiques et techniques (EPST), dont fait partie le CNRS. Des mesures de revalorisations tant indemnitaires qu’indiciaires qui s’accompagnent d’une augmentation des grilles de rémunération, d’une réorganisation des corps des ingénieurs d’étude et chargés de recherche, et enfin de l’amélioration des déroulements de carrières. Décryptage…

RIFSEEP : le nouveau régime indemnitaire des ingénieurs et techniciens

L’ensemble des primes et indemnités bascule dès le 1er septembre dans le nouveau régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel (RIFSEEP). L’ancien système des primes était très complexe, opaque et fragmenté avec des versements tantôt semestriels, tantôt trimestriels, voire bimestriels. Le RIFSEEP simplifie et uniformise ces dispositifs en proposant un nouveau régime composé de deux parties : la première liée à la fonction occupée, l’IFSE, l’indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise, versée mensuellement, la seconde liée à la manière de servir et à l’engagement professionnel, le complément indemnitaire annuel (CIA), versée en fin d’année.

Le RIFSEEP a pour objet de valoriser sur le plan indemnitaire l’exercice des fonctions, de reconnaître la variété des parcours professionnels et les acquis de l’expérience. Il permet également d’inscrire les agents du CNRS dans le même dispositif indemnitaire que celui applicable à la grande majorité des fonctionnaires de l’État, favorisant ainsi les mobilités.

Ce régime indemnitaire repose sur le classement des emplois dans un groupe de fonctions. Ce classement est effectué compte tenu d’une cartographie commune aux EPST et aux universités. Les groupes de fonctions reflètent les différentes missions confiées aux membres d’un corps. À chaque groupe de fonctions correspond un plafond annuel d’IFSE et de CIA.

Le protocole « Parcours professionnels, carrières et rémunérations » (PPCR)

À compter du 1er janvier 2016 et jusqu’en 2020 est mis en œuvre le protocole « Parcours professionnels, carrières, rémunérations » (PPCR) pour les corps de catégories A, B et C. Il vise un avancement régulier et transparent dans tous les corps. La carrière devient plus lisible, les possibilités de promotion plus nombreuses. Dès 2018, l’accès au corps des ingénieurs d’études sera amplifié à plus de 70 % par rapport à 2017 et, jusqu’en 2020, les possibilités pour les techniciens d’accéder au corps des assistants ingénieurs par avancement au choix seront plus que doublées (116 possibilités).

Dans le même temps, les grilles de rémunération sont revalorisées et améliorent les perspectives salariales. Une partie des mesures repose sur une transformation d’un montant de primes en points d’indice mais pour l’essentiel à des revalorisations indiciaires et des réorganisations des grilles de rémunération.

Initiée dès janvier 2016 pour les catégories B et C (techniciens et adjoints techniques de recherche), le 1er septembre marque la restructuration du corps des ingénieurs d’études et celle des chargés de recherche en 2 grades. C’est aussi la création d’un grade d’avancement « hors classe » pour les chargés de recherche, et d’un échelon exceptionnel hors échelle en sommet de carrière pour les ingénieurs de recherche. C’est, enfin, un reclassement pour les assistants ingénieurs.

Ces mesures visent à garantir l’attractivité salariale dès l’entrée de carrière et à mieux rémunérer les agents, tout en ayant un impact favorable sur la retraite.

 

Plus d’infos sur maremuneration.cnrs.fr